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mercredi, octobre 29, 2008

Chanter

(wap wap wap ou ouu ouuuu)
Chanter quand le jour se lève,
Chanter quand revient la nuit
chanter même du bout des lèvres,
chanter au bout des fusils,
chanter pour affronter le pire,
pour toujours garder le sourire

Chanter sous le ciel de la grande forêt qui a brulé
Chanter sur les flots déchainés,
Chanter sur les sommets
Chanter sans voix, et sans paroles
Chanter en La ou en sol

Chanter sans fin,
Même sans envie,
Porter au loin
Une simple mélodie



(vous l'aurez compris, je suis fan de PowWow, et aller les voir en live à la Nuit des Choeurs a été pour moi une expérience magnifique. Et comme je ne peux pas me permettre de chanter avec eux dans mon petit bureau de Bernouillistrasse, je numérise le texte pour dire de participer quand-même ...)
Merci à Macounette pour la photo ...

mercredi, février 20, 2008

Eicher à Seraing

Je l'ai appris à l'improviste par Georges (mon banquier) qui m'appelait ce matin pour me proposer deux places: Stefan Eicher ("Pas d'ami comme toi", "Déjeuner en paix", "Combien de temps") était en concert au Centre Culturel de Seraing!

J'ai accepté, évidemment. L'album "Hotel*s" était un achat d'avec ma première paie, et l'album "Taxi Europa" avait suivi pendan mes mois de célibataire en appartement... J'étais déjà fan de Suisse au paroles curieuses en CD, j'ai été complètement conquis par sa prestation en "Live".

Ils étaient trois sur scène, mais la scène débordait litéralement d'instruments ! Après un "Two people in a room" à la guitare folke (et grand renfort de pédale d'écho) en solo, ses deux comparses l'ont rejoint pour un véritable feu d'artifice musical (l'expression est de ma fée, mais j'abonde dans son sens) où les partenaires changeront de guitares plus d'une douzaine de fois sur le morceau, pendant que le batteur passe de la batterie "jazz" (côté cour) à la batterie "rock" (côté jardin) et retour ...

Le style musical de Stefan Eicher est comme un millésimé: il bonifie avec l'âge. Je l'avais laissé du temps des sonorités "années 80", soutenu par une boîte à rythme ... Je retrouve un trio qui réinvente ses morceaux sur scène, mêlant xylophone, harmonica, guitare wha~wha et loops synthétiques ou "live" avec un brio qui tient presque plus de la peinture sur toile que de la musique de variété.

Bravo, donc, et bonne continuation. Je vais me mettre activement à la recherche du dernier album ... en espérant qu'il soit "live" ^_^

lundi, novembre 12, 2007

Grand concert ...

You can Dance ... You can Jive ... Having the time of your lifeCe week-end, c'était le grand concert de ma chorale Pour Quelle Fête. D'où le quasi-silence de ce blog malgré la fin de la thèse (entre répèt, balances, échauffements, représentation, démontage et dodo, j'ai à peine trouvé le temps de lire 2 chapitres des "Reliques de la Mort").

En attendant les photos/vidéos de mon paternel, je vous invite à passer sur le blog "officiel" pour voir à quoi ça ressemblait.

samedi, août 25, 2007

Lejo



C'était cet été, au festival du conte de chiny. Une fois n'est pas coutume, ma fée avait centré son choix sur les spectacles de rue et les activités annexes, comme l'atelier marionnette du dimanche matin. Il faut dire que le thème du concours nous tentait moins que les années précédentes.

Peu de noms connus, également, à part Italia (l'amie de ma cousine Clair) ... Et pourtant, dans un petit recoin du programme, un nom qui ne lui était pas inconnu: Lejo. Avec deux représentations, "Hand Cabaret" et "Hands' up" qui ont vite fait de piquer ma curiosité et de placer parmi les "priorité numéro un" cet étrange Hollandais qu'elle avait croisé au festival des arts de la rue de Chassepierre, quelques années auparavant.

Bin les amis, j'ai ri. Mais alors là, qu'est-ce que j'ai ri.

De la marche turque à une "petite chorale" ou des tours d'illusionnistes, le tout avec des petites voix amusantes sur une bande son bien choisie et "rien qu'avec les mains". Je peux difficilement en dire plus, si ce n'est que leurs yeux sont absolument extraordinaires. Alors ruez-vous sur lejo.nu et allez voir les "petits films". Que du bonheur.

Je ne vous cache pas que ça me tenterait bien d'avoir deux belles billes de bois peintes, fixée à un petit anneau de cuir pour m'y essayer moi aussi ^_^

lundi, décembre 11, 2006

J'ai chanté pour les enfants du monde entier...


Concert extraordinaire ... Un homme étonnant et un artiste hors-pair. Vous croisez son regard, et vous vous sentez touché, retourné par la sensibilité qui se dégage de ces yeux bleu-gris.

Un homme pour qui le contact humain passe avant les écrans géants et les micros. Un homme impliqué dans la vie de notre monde, et qui, hier soir encore, a repris avec 100 choriste et pas loin de 2000 spectateurs la chanson "pour les enfants du monde entier". Doublement troublant quand celà se chante lors de la journée mondiale des droits de l'homme, et au profit de "S.O.S. Enfants Abandonnés".

Et ce dimanche un dictateur a "écouté battre un peu son coeur" ... trop tard, sans doute.

Peut-être quelques photos ou des petits extraits quand mon père m'aura transmi ce qu'il a filmé. Je n'ai qu'un seul regret, celui de ne pas avoir su y emmener ma Mamy des Villes, admiratrice d'Yves depuis des années, et qu'il n'y ait pas eu assez de temps pour une petite séance de dédicaces pour lui ramener un petit témoignage. Heureusement, le plus important est fait: j'ai pu remettre (presqu'en main propre) sa lettre au grand poête de la douceur. Et selon ce que j'ai appris de lui ce week-end, je sais qu'il la lira.

Il ne me reste qu'à apprendre d'autres de ses morceaux à la guitare pour aller les jouer à ma grand-mère ...

mercredi, novembre 22, 2006

L'aquarium ...

Autrefois -- pas 'une autre fois' : 'autrefois', 'jadis' -- j'habitais dans la rue de Sendling ... Pas dans la rue de Sendling. On ne pourrait pas, à cause du tramway qui passe. J'habitais dans les maisons de la rue de Sendling ... pas dans toutes les maisons. Seulement celle qui est là, comme ça, entre deux autres maisons ... Je ne sais pas si vous la voyez, mais c'est là-bas que j'habitais. Mais pas dans toute la maison: seulement au premier étage. Celui qui est au-dessus du rez-de-chaussée ... et en-dessous du deuxième étage.


A ce moment-là, en général, je suis accroupi sur la chaise, avec la tête penchée comme si le plafond était trop bas et j'ai les épaules rentrées pour les "deux autres maisons". J'adore ce texte. "L'aquarium", premier monologue de Karl Valentin que j'ai retrouvé sur le blog d'esme, et que je reprends régulièrement quand je me retrouve sur les planches à l'improviste. Evidemment, avec le temps, j'ai estropié certains passages, et je me suis "moulé" dans le personnage (assez proche de Momo, en fait).



Et Là, on a un escalier qui monte descend au rez-de-chaussée, et qui remonte au deuxième étage ... C'est pas l'escalier qui monte: c'est nous, qui montons l'escalier ... mais enfin, on dit comme ça. Et donc, au premier étage, j'ai dans ma salle de séjour où je dors -- parce que j'ai un salle de séjour spéciale, où je dors; et dans la chambre à coucher, je séjourne ^_^.
Donc, dans ma salle-de-séjour-où-je-dors, j'ai, pour mon plaisir personnel, un aquarium. Il est là, comme ça, dans un coin. (en apparté) Et c'est fou, comme ça va bien dans un coin! On aurait aussi pu mettre un aquarium rond, mais il aurait moins bien rempli le coin (déçu).

Oh, il n'est pas bien grand. Disons que ça (geste des mains) ce sont les parrois en verre ...

(Se palpant les mains) Ca, ce sont mes mains! Je vous explique, pour que vous compreniez mieux!

C'est mon passage préféré. Ce gars est complètement affolé à l'idée que quelqu'un pourrait mal le comprendre. Il prend un temps pour inspecter le public (là ou j'ai mis des '...') et puis il donne des précisions complètement ridicules (ou "ridibicules", comme j'aime bien lui faire dire). Et le "ça, ce sont mes mains", est normalement dit avec une réel anxiété dans la voix, un peu comme si vous alliez pleurer, mais pas tout à fait.

Donc, ça, ce sont les parois en verre ... et ça, ce sont les autres parfois. Et en dessous, il y a le fond du bas qui retient l'eau. Parce que, s'il n'y avais pas de fond, vous pourriez mettre dix, vingt, trente litres d'eau par en haut, toute l'eau d'en haut dégoulinerait toujours par en bas!

Pour une cage à oiseau, c'est presque la même chose, sauf que les parois sont en fil de fer, et pas en verre. Ce serait bien sûr ridibicule de faire des aquarium en fil de fer. On ne saurait pas. L'eau passerait toujours à côté du fil de fer.

C'est pourquoi la nature fait bien les choses (grand sourire) ... Eeh oui. Les aquariums, en verre ... et les cages à oiseau, en fil de fer.

A ce stade-là, s'ils ne sont pas tous morts de rire, c'est qu'il y a un gros problème, et je vais me morfondre sur ma prestation pendant des semaines en me disant que je n'aurais pas du le jouer ^_^. Heureusement, ça n'arrive pas trop souvent.